Stake News Check #33 du 19/07/2026 au 01/07/2026 : Principaux développements politiques, diplomatiques et sécuritaires
Au cours des deux dernières semaines, l’Afrique a connu plusieurs développements politiques, diplomatiques et sécuritaires majeurs en Afrique de l’Ouest, de l’Est et australe, illustrant l’évolution des dynamiques régionales et des réponses institutionnelles.
Le Burkina Faso a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, estimant que les conditions nécessaires au maintien de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance et la souveraineté n’étaient plus réunies. Les autorités ont accusé la France d’agir contre les intérêts du Burkina Faso, tout en précisant que cette décision concernait uniquement les relations diplomatiques entre les deux États et ne remettait pas en cause les liens historiques et humains entre les deux peuples. Elles ont également appelé les citoyens à faire preuve de respect à l’égard des ressortissants français et des autres expatriés présents dans le pays. [1]
Le Niger a officiellement notifié à la Cour pénale internationale (CPI) sa décision de se retirer du Statut de Rome. Ce retrait prendra effet un an après la notification, conformément aux dispositions du traité. Les autorités nigériennes ont justifié cette décision par des préoccupations liées à ce qu’elles considèrent comme une politisation et une instrumentalisation de la Cour. La CPI a pris acte de cette notification, a exprimé son regret et a rappelé que le Niger demeure tenu de respecter ses obligations jusqu’à l’entrée en vigueur effective de son retrait. [2]
Du côté du Togo, la Cour de justice de la CEDEAO a jugé anticonstitutionnelles les réformes constitutionnelles adoptées en 2024 instaurant un régime parlementaire. Selon la Cour, ces modifications, adoptées par un Parlement dont le mandat avait expiré, contreviennent aux principes démocratiques en remplaçant l’élection présidentielle au suffrage universel direct par une élection indirecte par les députés. Bien que cette décision ne soit pas juridiquement contraignante, elle renforce les arguments des opposants à la réforme. [3]
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a tenu un sommet extraordinaire consacré à la situation politique et sécuritaire à Madagascar. Les dirigeants régionaux ont examiné les progrès du dialogue politique et les mesures visant à renforcer la stabilité institutionnelle, la gouvernance et les efforts de médiation, réaffirmant l’engagement de l’organisation en faveur de solutions politiques pacifiques. [4]
En Ouganda, les forces de sécurité ont interrompu les émissions des chaînes NTV Uganda et Spark TV à la suite d’instructions du chef des forces armées, le général Muhoozi Kainerugaba. Cette décision a suscité des réactions critiques de la part d’organisations de défense des médias et de la liberté de la presse, tandis que les autorités militaires ont maintenu leur position. Cet incident intervient dans un contexte de préoccupations persistantes concernant la liberté de la presse et l’environnement politique du pays. [5]
Sources :
1] Burkina Faso
2] Niger
3] CEDEAO
4] Madagascar
5] Ouganda


