Stake News Check #27 Du 27/3/2026 au 08/4/2026 Gouvernance, sécurité et coopération en Afrique de l’Ouest
Au cours des deux dernières semaines, l’Afrique a enregistré une série de développements politiques, sécuritaires et économiques ayant des implications immédiates pour la gouvernance et la coopération régionale.
Au Bénin, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO) a annoncé la nomination de l’ancien président ghanéen Nana Akufo-Addo pour diriger sa mission d’observation électorale dans le cadre de l’élection présidentielle prévue le 12 avril, avec un déploiement prévu du 7 au 15 avril conformément à son protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance. Deux candidatures sont confirmées : Romuald Wadagni, représentant la mouvance présidentielle et actuel ministre de l’Économie et des Finances, et Paul Hounkpè, candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). [1]
Au Burkina Faso, le chef militaire Ibrahim Traoré a exprimé, lors d’une interview à la télévision d’État, un rejet des normes démocratiques libérales, affirmant que le pays suivra sa propre approche. Arrivé au pouvoir par un coup d’État il y a trois ans, il avait initialement promis un retour à un régime civil en juillet 2024, mais les autorités ont prolongé la transition de cinq ans. Des préoccupations en matière de droits et de sécurité ont également été mentionnées, notamment des actions contre des figures de l’opposition, des médias et des acteurs de la société civile. [2]
Au Nigeria, les services de sécurité ont pris en charge plus de 800 personnes expulsées du Niger à la frontière de Jibia-Magama, dans l’État de Katsina. Selon un rapport opérationnel, ces personnes, composées d’hommes, de femmes et d’enfants, sont arrivées à bord de huit bus et ont fait l’objet de procédures d’identification impliquant plusieurs agences de sécurité, avant un transfert prévu vers l’État de Kano.[3]
En République centrafricaine, le président Faustin-Archange Touadéra a été investi pour un troisième mandat consécutif le 30 mars à Bangui. Réélu en décembre avec 77,90 % des voix selon les résultats officiels, lors d’un scrutin contesté par l’opposition, il a défini comme priorités la paix, la sécurité et l’unité nationale. La cérémonie a rassemblé environ 20 000 personnes ainsi que plusieurs dirigeants africains. Le nouveau cadre constitutionnel adopté en 2023 permettait sa candidature, dans un contexte sécuritaire décrit comme fragile malgré certaines améliorations.[4]
Au niveau régional, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le FMI (Fonds monétaire international) ont signé le 27 mars à Abuja un accord visant à renforcer la gouvernance macroéconomique et la coordination des politiques économiques en Afrique de l’Ouest. Cet accord prévoit notamment un renforcement du dialogue politique, une assistance technique accrue et un suivi macroéconomique régional. Il intervient dans un contexte de croissance économique modérée mais inégale, avec des défis persistants liés à l’inflation, à la dette publique et aux incertitudes économiques globales, ainsi que des enjeux liés à l’intégration régionale.[5]
Sources :
1]Benin
2]Burkina Faso
3]Nigeria
4]Centrafrique
5]CEDEAO


