Stake News Check #26 Du 12/3/2026 au 26/3/2026 Dynamiques sécuritaires, tensions diplomatiques et initiatives de coopération

Plusieurs développements politiques et sécuritaires ont été enregistrés dans l’actualité Ouest africaine et au-delà, impliquant également des initiatives diplomatiques, des accords de coopération et des incidents sécuritaires.
Au Burkina Faso, Ouagadougou et Washington ont exprimé leur volonté de renforcer leur coopération sécuritaire et économique à l’issue d’échanges dans la capitale burkinabè entre le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean-Marie Traoré et Nick Checker, le nouveau patron du bureau des affaires africaines du département d’État américain. Les discussions ont porté sur la relance des relations bilatérales, la lutte contre le terrorisme et le développement des échanges commerciaux, dans un contexte de reprise progressive des liens après des tensions récentes.[1]
Au même moment, le Niger et l’Algérie ont annoncé un renforcement de leur coopération, à l’issue d’une visite officielle du Premier ministre algérien à Niamey . Les deux pays, confrontés à des menaces communes dans la région sahélo-saharienne, ont réaffirmé leur collaboration contre le terrorisme, l’extrémisme violent et la criminalité transfrontalière. Plusieurs accords ont également été signés dans des secteurs économiques variés, dont l’énergie, l’industrie et la santé.[2]
De son côté, le Ghana a signé un partenariat de défense avec l’Union européenne, visant à renforcer la coopération en matière de lutte contre le terrorisme, de partage de renseignements et de gestion des crises. Cet accord intervient dans un contexte de montée des violences jihadistes dans le Sahel, avec un objectif affiché de prévenir leur extension vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest.[3]
Dans l’est du Tchad, une attaque de drone survenue près de la frontière avec le Soudan a causé la mort de 17 civils. Les autorités tchadiennes ont qualifié l’incident d’« agression grave » et ont renforcé leur dispositif sécuritaire, notamment par la fermeture complète de la frontière et la mise en alerte des forces de défense. Le gouvernement a également évoqué la possibilité de mesures de riposte, tout en appelant à une mobilisation internationale face à la situation.[4]
Enfin, à l’ Organisation des Nations unies (ONU) , l’Assemblée générale a adopté une résolution proclamant la traite des esclaves africains comme le « plus grave crime contre l’humanité ». Porté par le Ghana et soutenu par 123 États, le texte a été approuvé malgré l’opposition de certains pays, dont les États-Unis, et l’abstention de plusieurs États européens. Cette initiative vise à reconnaître les injustices historiques liées à la traite transatlantique et à encourager des mesures de réparation, notamment dans les domaines éducatifs et économiques. Toutefois, la résolution reste non contraignante et les modalités concrètes de mise en œuvre des réparations demeurent incertaines.[5]
Sources :
1]Burkina Faso
2]Niger - Algérie
3]Ghana - UE
4]Tchad
5]Afrique

