Stake News Check #22 du 16/1/2026 au 29/1/2026: Afrique : élections, transitions politiques et recompositions diplomatiques
Au cours des dernières semaines, l’actualité politique et diplomatique en Afrique a été marquée par plusieurs évolutions. Au Bénin, les élections législatives de janvier 2026 ont abouti à la composition d’une Assemblée nationale exclusivement constituée de partis soutenant le président Patrice Talon, l’Union Progressiste le Renouveau et le Bloc Républicain, les formations d’opposition n’ayant pas franchi le seuil électoral requis pour obtenir des sièges. [1]
Dans le Sahel, des tirs nourris et de fortes explosions ont été signalés dans la nuit de mercredi à jeudi près de l’aéroport international de Niamey, où des systèmes de défense aérienne auraient intercepté des projectiles non identifiés, possiblement des drones. La zone, qui abrite plusieurs installations militaires stratégiques, a fait l’objet d’un important déploiement sécuritaire avant que le calme ne revienne après environ deux heures. Les autorités ont indiqué que la situation était sous contrôle, sans fournir de détails, et aucune information officielle n’a été communiquée sur l’origine des incidents ni sur l’existence éventuelle de victimes. [2]
Également, le Niger a accueilli un nouvel ambassadeur de la Fédération de Russie, dans un contexte de coopération bilatérale renforcée, notamment dans les domaines sécuritaire et économique. Auparavant, l’ambassadeur de Russie au Niger était basé au Mali. Toutefois, en août de l’année dernière, le président Vladimir Poutine a nommé Viktor Voropaïev ambassadeur de Russie à Niamey, la capitale nigérienne. Viktor Voropaïev a officiellement pris ses fonctions jeudi. [3]
Par ailleurs, l’Union africaine a annoncé la levée des sanctions imposées à la Guinée à la suite du coup d’État de 2021, après la tenue d’une élection présidentielle en décembre dernier. Le Conseil de paix et de sécurité de l’organisation estime que ce scrutin constitue une étape majeure dans la transition politique. Mamady Doumbouya, élu avec 86,7 % des voix selon la Cour suprême, a été investi président, et la Guinée a été réintégrée dans les activités de l’Union africaine après plus de quatre ans de suspension.[4]
Au Nigeria, les autorités militaires ont indiqué que plusieurs officiers feront l’objet de poursuites judiciaires pour leur implication présumée dans un projet de coup d’État visant le président Bola Tinubu en 2024, que le gouvernement avait initialement nié. Peu après avoir rejeté l’existence de ce projet, le président Tinubu a procédé à un remaniement du haut commandement militaire du pays. Des enquêtes ont depuis identifié plusieurs officiers soupçonnés d’avoir participé à un complot visant à renverser le gouvernement.[5]
Enfin, en Ouganda, le président sortant Yoweri Museveni a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec plus de 70 % des voix, selon les autorités électorales. Le scrutin s’est déroulé dans un climat tendu, marqué par une coupure d’internet et des accusations de fraude formulées par l’opposition menée par Bobi Wine. Les autorités ont rejeté ces allégations, alors que Yoweri Museveni entame un septième mandat après près de quatre décennies au pouvoir.[6]


